L’incendie de Biganos a marqué durablement les habitants et interrogé sur la gestion du risque dans le Bassin d’Arcachon. Vous trouverez ici un récapitulatif clair des faits, des causes évoquées, des conséquences et des mesures mises en place. L’objectif est que vous repartiez rapidement avec une vision précise de ce qui s’est passé et de ce que cela change concrètement pour le territoire.
Contexte et faits marquants de l’incendie de Biganos

Avant de tirer des enseignements, il est essentiel de revenir sur le déroulé de l’incendie à Biganos. Cette partie synthétise les informations clés : date, zone touchée, moyens mobilisés et évolution de la situation. Elle vous permet de situer l’évènement dans le temps, l’espace et le contexte climatique local.
Comment s’est déroulé l’incendie de Biganos, du départ au contrôle du feu
Les premières fumées ont été signalées dans une zone boisée au sud de Biganos, dans un contexte de sécheresse marquée et de vent soutenu venant du sud-est. Le feu s’est rapidement propagé en lisière de forêt, alimenté par une végétation particulièrement sèche et des pins maritimes riches en résine.
Le déclenchement a eu lieu en milieu de journée, au moment où les températures dépassaient 35°C. En quelques heures, les flammes ont gagné plusieurs hectares, nécessitant une mobilisation d’urgence. La chronologie officielle distingue quatre phases principales : le départ initial localisé, une extension rapide vers le nord-est sous l’effet du vent, la sécurisation des habitations riveraines avec l’établissement de lignes de défense, puis la mise sous contrôle progressive grâce à l’intervention coordonnée des secours.
La nuit suivante a permis aux équipes de consolider les zones traitées, profitant d’une baisse du vent et des températures. Le feu a été considéré comme fixé au bout de 48 heures, même si la surveillance s’est poursuivie plusieurs jours pour éviter toute reprise.
Localisation précise, surfaces touchées et zones mises en sécurité à Biganos
L’incendie a concerné principalement des parcelles forestières situées entre le quartier de Lanton et le secteur de Facture, à quelques kilomètres du centre-ville de Biganos. Cette zone se caractérise par un mélange de forêt de pins, de landes et de zones résidentielles éparses.
Les surfaces brûlées sont estimées entre 80 et 120 hectares selon les sources, ce qui reste limité comparé aux grands feux girondins, mais significatif pour l’écosystème fragile du Bassin d’Arcachon. Plusieurs habitations ont dû être évacuées préventivement, notamment dans les lotissements bordant la forêt.
| Zone concernée | Surface estimée | Mesures prises |
|---|---|---|
| Forêt de pins maritimes | 90 hectares | Périmètre de sécurité élargi |
| Landes et sous-bois | 25 hectares | Surveillance renforcée |
| Zones résidentielles | Évacuées | Retour autorisé après 36h |
Les routes départementales D3 et D5 ont été coupées temporairement, perturbant la circulation entre Biganos et les communes voisines. Les autorités ont maintenu un périmètre de sécurité étendu jusqu’à confirmation de l’extinction totale.
Quels moyens de secours ont été déployés pour maîtriser l’incendie
Face à la rapidité de propagation, le Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde (SDIS 33) a déclenché un plan d’intervention massif. Plus de 150 sapeurs-pompiers ont été engagés dès les premières heures, provenant des casernes d’Arcachon, La Teste-de-Buch, Andernos-les-Bains et Mios.
Une vingtaine de camions-citernes forestiers ont été déployés, complétés par des véhicules tout-terrain adaptés aux pistes forestières. Les moyens aériens ont joué un rôle déterminant : deux Canadair CL-415 et un Dash ont effectué plus de 40 rotations pour larguer de l’eau puisée dans le bassin d’Arcachon et les réservoirs locaux.
La coordination s’est organisée autour d’un poste de commandement installé sur place, réunissant pompiers, gendarmerie, agents de l’Office National des Forêts (ONF), représentants de la mairie de Biganos et services de la préfecture. Cette organisation a permis d’optimiser les interventions et d’anticiper les évolutions du sinistre en fonction des prévisions météo.
Causes probables, contexte climatique et gestion du risque incendie
Au-delà de l’émotion, beaucoup se demandent pourquoi cet incendie s’est déclaré à Biganos et dans quelles conditions. Cette partie revient sur les hypothèses de cause, le contexte météo et la vulnérabilité spécifique de la forêt en Gironde. Vous verrez aussi comment les risques incendie sont évalués et encadrés par les autorités.
Entre départ accidentel et facteurs aggravants, quelles causes sont envisagées
L’enquête menée par la gendarmerie de Biganos et les services d’expertise du SDIS privilégie plusieurs pistes. La plus probable évoque un départ accidentel lié à une activité humaine : mégot de cigarette jeté depuis un véhicule, travaux agricoles ou forestiers avec étincelles, ou encore barbecue sauvage dans une zone interdite.
Aucun élément ne permet d’écarter formellement une origine criminelle, mais les investigations n’ont pas révélé d’indices allant dans ce sens. Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour destruction involontaire par incendie, procédure classique dans ce type de situation.
Les facteurs aggravants sont clairement identifiés : un déficit pluviométrique de plus de 40% sur les trois mois précédents, des températures caniculaires et un vent de sud-est à 40 km/h. La combinaison de ces éléments a transformé un départ limité en incendie difficilement contrôlable pendant les premières heures.
Un contexte climatique tendu dans le Bassin d’Arcachon et la Gironde
L’incendie de Biganos s’inscrit dans une tendance préoccupante observée en Gironde ces dernières années. Après les feux majeurs de La Teste-de-Buch et Landiras qui avaient ravagé plus de 20 000 hectares, le département reste en vigilance permanente durant les périodes estivales.
Le Bassin d’Arcachon connaît des étés de plus en plus chauds et secs. Les relevés de Météo France montrent une hausse des températures moyennes de 1,5°C sur les vingt dernières années, avec des épisodes de sécheresse plus fréquents et prolongés. Le massif forestier girondin, composé majoritairement de pins maritimes, devient particulièrement inflammable dès que l’humidité des sols descend sous certains seuils critiques.
Cette situation préoccupe les élus locaux et les experts forestiers, qui observent une vulnérabilité croissante du territoire face au risque incendie. Les projections climatiques pour les années à venir ne sont guère rassurantes, avec une probable multiplication de ces épisodes critiques.
Comment le risque incendie est-il surveillé et évalué autour de Biganos
Les autorités s’appuient sur un dispositif de surveillance multi-niveaux pour anticiper et prévenir les départs de feu. La préfecture de la Gironde publie quotidiennement durant l’été une carte de vigilance feu de forêt, établie sur la base de plusieurs indicateurs : températures prévues, hygrométrie, force du vent et état de la végétation.
Sur le terrain, l’ONF et les sapeurs-pompiers forestiers réalisent des mesures régulières d’humidité des sols et de l’inflammabilité de la litière forestière. Ces données alimentent un indice de risque allant de 1 (faible) à 5 (extrême), qui conditionne les arrêtés préfectoraux.
Lorsque le niveau atteint 4 ou 5, comme c’était le cas lors de l’incendie de Biganos, plusieurs restrictions s’appliquent automatiquement : interdiction d’accès aux massifs forestiers, suspension des travaux forestiers et agricoles susceptibles de produire des étincelles, interdiction des feux et barbecues, et renforcement des patrouilles de surveillance. Les communes relayent ces informations via panneaux lumineux, sites internet et réseaux sociaux.
Conséquences de l’incendie pour les habitants, l’environnement et l’économie locale

L’incendie de Biganos ne se résume pas à des chiffres d’hectares brûlés : il a des répercussions concrètes sur la vie quotidienne, la faune, la flore et l’activité économique. Cette partie fait le point sur les impacts directs et indirects, y compris sur la qualité de l’air, la circulation et le tourisme. Vous pourrez ainsi mieux mesurer l’ampleur réelle de l’évènement pour le territoire.
Quelles ont été les répercussions pour les riverains et la vie quotidienne
Les habitants des quartiers proches du sinistre ont vécu des heures difficiles, entre fumées épaisses, sirènes constantes et stress lié à la proximité des flammes. Une cinquantaine de personnes ont dû quitter temporairement leur domicile, accueillies dans la salle polyvalente de Biganos transformée en centre d’hébergement d’urgence.
Les fumées ont provoqué des difficultés respiratoires chez certains habitants, notamment les personnes âgées et les enfants en bas âge. L’Agence Régionale de Santé a recommandé de limiter les activités extérieures et de maintenir les fenêtres fermées pendant toute la durée de l’incendie.
Au-delà de l’urgence immédiate, beaucoup témoignent d’un impact psychologique durable. La peur d’un nouvel incendie reste présente, particulièrement lors des épisodes de forte chaleur. Certains riverains ont investi dans des systèmes d’arrosage renforcés ou réalisé un débroussaillage bien plus large que les obligations légales, cherchant à se protéger au maximum.
Impact environnemental de l’incendie sur la forêt, la faune et les sols
La zone brûlée présente un paysage désolé : pins calcinés, sous-bois réduit en cendres et sol noirci sur plusieurs dizaines d’hectares. La régénération naturelle prendra entre 10 et 20 ans selon les experts de l’ONF, avec une phase critique les premières années où le sol nu est exposé à l’érosion.
La faune locale a été directement touchée. Les petits mammifères comme les écureuils, lièvres et hérissons n’ont pas tous pu fuir à temps. Les oiseaux nicheurs ont perdu leur habitat, et les populations d’insectes, essentielles à l’équilibre écologique, ont été décimées sur la zone incendiée.
Les pluies suivant l’incendie font craindre un ruissellement accru et un lessivage des nutriments, appauvrissant encore davantage le sol. Les cours d’eau proches, notamment les ruisseaux alimentant les réservoirs du Bassin d’Arcachon, sont surveillés pour détecter d’éventuelles pollutions par les cendres et résidus de combustion.
Effets sur l’économie locale, le tourisme et l’image du Bassin d’Arcachon
Pendant les jours d’incendie, plusieurs commerces de Biganos ont constaté une baisse de fréquentation. Les accès compliqués et l’inquiétude ambiante ont dissuadé certains clients, notamment les touristes de passage. Les professionnels du tourisme du Bassin d’Arcachon ont dû rassurer leur clientèle, précisant que la majorité des sites restaient accessibles et sécurisés.
À plus long terme, ces incendies répétés alimentent une perception de vulnérabilité du territoire. Certains propriétaires d’habitations en lisière de forêt voient la valeur de leur bien stagner, voire diminuer, face à la crainte d’un nouveau sinistre. Les compagnies d’assurance réévaluent leurs grilles tarifaires pour les zones à risque élevé.
Les acteurs touristiques et les élus travaillent sur une communication transparente mais rassurante, mettant en avant les dispositifs de prévention et la mobilisation rapide des secours. L’objectif est de préserver l’attractivité du Bassin d’Arcachon tout en sensibilisant visiteurs et résidents aux bons comportements à adopter.
Prévention, leçons tirées et informations pratiques pour les habitants de Biganos
Après l’urgence vient le temps des enseignements et des ajustements pour limiter le risque d’un nouvel incendie à Biganos. Cette dernière partie se concentre sur les actions de prévention, les bons réflexes à adopter et les informations utiles à garder sous la main. Elle vise à vous donner des repères concrets pour vous protéger et contribuer à la sécurité collective.
Quelles mesures de prévention et débroussaillage sont renforcées à Biganos
La mairie de Biganos a lancé une campagne de rappel des obligations légales de débroussaillage (OLD) applicable à tous les propriétaires situés à moins de 200 mètres d’une zone boisée. Concrètement, cela implique de nettoyer les broussailles, d’élaguer les branches basses et de créer une zone tampon autour des habitations.
La communauté de communes du Bassin d’Arcachon Nord a programmé des travaux d’entretien renforcés sur les pistes forestières, les bords de routes et les zones stratégiques identifiées comme pouvant ralentir la propagation d’un feu. Des coupes sélectives sont réalisées pour fragmenter le massif et créer des coupures naturelles.
Des contrôles sont désormais effectués par les services municipaux, avec possibilité de mise en demeure et d’amende en cas de non-respect des OLD. L’objectif n’est pas répressif mais bien de responsabiliser chacun face à un risque collectif. La mairie propose également des aides techniques, avec mise à disposition de broyeurs et organisation de journées de débroussaillage collectif.
Les bons réflexes à adopter en cas de fumée ou départ de feu suspect
Si vous observez un départ de feu ou une fumée suspecte, composez immédiatement le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d’urgence européen). Précisez votre localisation exacte, l’importance du sinistre et la direction du vent si vous la connaissez. Chaque minute compte pour permettre une intervention rapide.
Ne tentez jamais d’éteindre seul un feu de forêt : la situation peut évoluer très vite et vous mettre en danger. Éloignez-vous rapidement en suivant les routes dégagées, sans bloquer les accès aux secours. Si vous êtes confiné chez vous, fermez portes et fenêtres, coupez la ventilation et attendez les consignes des autorités.
Il est utile de préparer un sac d’urgence contenant papiers d’identité, médicaments essentiels, eau, lampe torche et radio à piles. Identifiez à l’avance les itinéraires d’évacuation possibles depuis votre domicile. Ces gestes simples peuvent faire la différence en cas de situation critique.
Où suivre les informations officielles lors d’un incendie à Biganos
En cas de crise, privilégiez toujours les sources officielles pour obtenir des informations fiables et actualisées. Le site internet de la préfecture de la Gironde publie les arrêtés, les périmètres de sécurité et les consignes à suivre. Le SDIS 33 diffuse régulièrement des points de situation sur son compte Twitter et son site web.
La mairie de Biganos active son système d’alerte communal via son site officiel et sa page Facebook. Elle peut également déclencher un système de téléalerte pour prévenir directement les habitants des zones concernées. Il est recommandé de s’inscrire à ces dispositifs en amont, plutôt que d’attendre une situation d’urgence.
Méfiez-vous des informations circulant sur les groupes Facebook non officiels ou les messageries, qui peuvent relayer des rumeurs ou des données obsolètes. En période de crise, seules les communications émanant des autorités publiques et des services de secours font foi. Gardez également à portée de main une radio fonctionnant sur piles pour suivre les bulletins en cas de coupure électrique.
L’incendie de Biganos rappelle la nécessité d’une vigilance constante face au risque incendie dans le Bassin d’Arcachon. La combinaison d’une prévention renforcée, de comportements responsables et d’une information claire permet de mieux protéger ce territoire fragile et ses habitants.
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